Boeing 767 USA-CRASH-PLANE-MIAMI
L’accident du Boeing 767 cargo exploité par 21 Air pour Amazon Air, survenu le 6 septembre 2026 à l’aéroport international de Miami, prend une dimension nouvelle avec la publication du rapport préliminaire du National Transportation Safety Board (NTSB). Cinq personnes ont été tuées lorsque l’appareil a dépassé l’extrémité de la piste et percuté deux véhicules au sol.
Ce document ne désigne pas encore de cause définitive, mais il met en lumière plusieurs éléments inquiétants : une approche jugée trop rapide par le copilote, des informations sur le vent qui n’auraient pas été transmises à l’équipage au moment de l’autorisation d’atterrir, un toucher des roues très loin après le seuil de piste et l’absence de déploiement des aérofreins et des inverseurs de poussée. Pour Amazon, dont le réseau aérien soutient sa logistique rapide, l’accident dépasse donc le seul cadre aéronautique. Il pose aussi la question de la sécurité autour des grands hubs où avions, camions, utilitaires et personnels au sol évoluent dans un environnement extrêmement dense.
Un Boeing 767 privé d’une information météo essentielle avant l’atterrissage
Le vol de 21 Air arrivait de San Juan, à Porto Rico, après avoir déjà effectué deux rotations dans la journée. L’appareil, un Boeing 767-300 cargo âgé de 32 ans, avait auparavant été utilisé comme avion de ligne avant sa conversion au fret.
Quelques minutes avant l’atterrissage, un contrôleur avait annoncé à un autre avion un vent du 190° à 19 nœuds, avec des rafales à 22 nœuds. Le Boeing de 21 Air n’était alors pas sur cette fréquence. Selon le NTSB, lorsque l’autorisation d’atterrir a ensuite été donnée, les informations de vent n’ont pas été communiquées à l’équipage comme l’exigent les procédures de la FAA.
Une vitesse trop élevée au moment critique
Le copilote aurait averti le commandant de bord que l’avion était « trop vite » un peu plus d’une minute avant le toucher des roues, puis renouvelé ses remarques. Le commandant n’aurait pas répondu verbalement à chacune de ces alertes.
Le Boeing a touché la piste environ 3 750 pieds, soit 1 143 mètres, après son début, avec une vitesse sol proche de 160 nœuds, environ 296 km/h. À ce stade, la marge disponible pour ralentir était fortement réduite.
Les données enregistrées indiquent en outre que les aérofreins sont restés rentrés et que les inverseurs de poussée ne se sont pas déployés. Le commandant aurait même envisagé une remise de gaz après le toucher des roues, avant que cette manœuvre ne soit interrompue.




1 a réfléchi à «Accident du Boeing 767 cargo à Miami : ce que révèle le rapport du NTSB»