S’installer en Algérie
S’installer en Algérie peut représenter un changement important de budget pour une famille venant de France, mais les dépenses varient fortement selon la ville et le mode de vie choisi. Une expatriée installée à Hydra, à Alger, avec son mari et leurs deux enfants vient de détailler ce que son foyer consacre chaque mois au logement, aux courses, à l’école et aux sorties. Son témoignage donne un exemple concret, mais correspond à un niveau de vie relativement confortable et ne constitue pas une moyenne nationale.
À Hydra, la famille consacre environ 620 € par mois au logement
Le premier poste de dépense présenté par l’expatriée est le loyer. Sa famille vit à Hydra, commune d’Alger connue notamment pour ses ambassades, ses résidences et ses loyers élevés par rapport à de nombreux autres secteurs de la capitale.
Elle indique payer l’équivalent d’environ 620 euros par mois pour son logement. Ce montant doit donc être replacé dans son contexte : il concerne l’un des quartiers les plus recherchés d’Alger et ne peut pas être utilisé comme référence pour l’ensemble du pays.
Une installation à Alger, Oran, dans une ville moyenne ou dans une commune périphérique peut entraîner des écarts importants sur le poste logement.
Eau, électricité et Internet pèsent beaucoup moins dans son budget
Pour l’eau et l’électricité, la famille déclare payer environ 8 000 dinars tous les trois mois. L’abonnement Internet représente, selon son témoignage, l’équivalent d’environ 14 euros par mois pour une connexion haut débit. Elle cite également le carburant parmi les dépenses relativement faibles de son foyer et estime le prix d’un plein à environ 5 euros pour son véhicule.
Ces montants restent liés à sa consommation personnelle, au contrat choisi et au véhicule utilisé. Ils ne constituent donc pas des tarifs fixes applicables à tous les ménages.
Les courses atteignent environ 350 € pour une famille de quatre personnes
L’alimentation représente un poste nettement plus important dans son budget. L’expatriée explique consacrer environ 350 euros par mois aux courses pour deux adultes et deux enfants.
Elle précise toutefois que sa famille consomme de la viande ou du poisson quotidiennement. Son budget alimentaire reflète ainsi ses habitudes de consommation et ne correspond pas nécessairement à celui d’un ménage qui privilégie davantage les produits locaux les moins coûteux.
C’est une distinction importante pour une personne qui prépare son installation : comparer uniquement un montant mensuel sans connaître les habitudes du foyer peut donner une vision trompeuse du coût réel de la vie.
Une école Montessori lui coûte 25 000 dinars par mois
La famille a choisi une scolarisation privée de type Montessori pour ses enfants. L’expatriée indique une dépense de 25 000 dinars par mois, comprenant selon elle notamment la restauration et certaines visites médicales.
Là encore, il s’agit d’un choix personnel. Une famille avec des enfants scolarisés dans le public, dans un établissement privé classique ou dans un établissement international n’aura pas le même budget.
La scolarité est donc l’un des postes qu’une famille avec enfants doit étudier séparément avant son installation, plutôt que de l’intégrer à une estimation générale.
Santé et restaurants : des dépenses ponctuelles relativement limitées dans son cas
Pour ses consultations chez des médecins spécialistes, cette résidente évoque un tarif autour de 2 000 dinars la consultation. Elle indique également qu’une sortie au restaurant pour quatre personnes peut lui revenir à environ 4 000 dinars.
En additionnant son logement, son alimentation, l’école, les charges et les autres dépenses courantes, elle estime que sa famille dépasse légèrement 1 000 euros par mois.
Ce chiffre doit toutefois être lu comme le budget de ce foyer précis : une famille vivant à Hydra, ayant choisi une école privée et maintenant certaines habitudes de consommation. Il serait incorrect d’en déduire qu’une famille a systématiquement besoin de cette somme pour vivre en Algérie.
S’installer en Algérie nécessite une carte de résident
Pour un ressortissant algérien qui revient vivre dans son pays, la question est principalement celle de l’organisation matérielle du retour. La situation est différente lorsqu’un conjoint ou un membre de la famille est de nationalité étrangère.
Le ministère de l’Intérieur indique qu’un étranger souhaitant fixer sa résidence en Algérie doit demander une carte de résident étranger auprès des services de sûreté compétents. La démarche doit être engagée 15 jours avant l’expiration du visa.
Le dossier comprend notamment une copie du passeport avec le visa lorsque celui-ci est requis, un acte de naissance, des photos d’identité, un certificat médical et un contrat de location à usage d’habitation.
Selon la situation du demandeur, des justificatifs supplémentaires peuvent être nécessaires : permis de travail pour un salarié, certificat d’inscription pour un étudiant, justificatif d’activité professionnelle ou preuve de ressources lorsque la personne n’envisage pas de travailler en Algérie.
La carte de résident est normalement valable deux ans. Le ministère précise également qu’une carte de dix ans peut être accordée à un étranger ayant résidé légalement et sans interruption en Algérie pendant au moins sept ans, sous réserve de remplir les conditions prévues.
Le budget n’est donc qu’une partie du projet d’installation. Pour une famille venant de l’étranger, le statut de chaque membre du foyer, le logement et la scolarité des enfants doivent être réglés avant de comparer le coût de la vie entre la France et l’Algérie.







1 a réfléchi à «S’installer en Algérie : quel budget prévoir ? Une expatriée détaille ses dépenses à Alger»